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Le jazz
manouche est une forme du jazz née du mélange du folklore tzigane et du jazz
américain. Cette esthétique est principalement représentée par Django
Reinhardt (1910-1953) manouche d’origine et Stéphane Grappelli, violoniste
(1908-1997), qui formèrent de concert un quintette à cordes (violon, trois
guitares, une contrebasse) au début des années 30. Cette unité jugée très
moderne, si l’on se fie aux écrits de l’époque, eût parmi ses priorités
d’extraire la guitare de son rôle d’accompagnement et de la porter aux rangs
des trompettes et saxophones, instruments leaders dans le vocabulaire du
jazz. |
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Ce jazz manouche se fit connaître outre- atlantique, dans toute l’Europe, en
Inde, en Asie par le biais de nombreux enregistrements. Sur le territoire
français, Django Reinhardt fit école dans les années 30 et marqua à jamais
le son de la musique populaire parisienne en s’appropriant jusqu’aux valses
en y incorporant son propre vocabulaire. Aujourd’hui, le succès de cette
musique est considérable. On voit apparaître de plus en plus de concerts, de
festivals (Samois sur seine). A Paris, chaque soir de la semaine sont
organisés des bœufs dans les cafés ou toutes sortes de musiciens peuvent se
rencontrer, jouer et échanger leur langage musical. Des cours, des méthodes
fleurissent partout dans le monde. |
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